En direct de l’Espace #23
La sonde lunaire chinoise Chang’e a été dé-orbitée le 1er mars, avec impact équatorial (1.5° S et 52.4° E), montrant ainsi la maîtrise chinoise en matière de manoeuvres orbitales.
La sonde Kepler de Ball a été mise en orbite solaire le 6 mars, derrière la Terre, rejoignant ainsi le satellite cannois Corot dans sa recherche d’exoplanètes. Le miroir de son télescope, refroidi à -85°C, a un diamètre de 1.4 m.

Le 12 mars Fincke, Lonchakov & Magnus ont dû évacuer l’ISS pour se réfugier pendant 10 minutes dans le Soyouz TMA-13 : on s’était en effet aperçu, trop tard pour manœuvrer la station, que l’étage supérieur PAM-D qui avait satellisé le Navstar/GPS 2A-20 risquait d’entrer en collision avec l’ISS. Le vol Discovery STS-119/ISS-15S s’est parfaitement déroulé du 15 au 28 mars, permettant à l’ISS d’atteindre sa configuration de base, avec le quatrième quartet de panneaux solaires S6, doublant la puissance utile de 15 à 30 kW. Un nouvel ensemble de recyclage urine/eau condensée semble à présent bien fonctionner, mais ne pourra être utilisé qu’après de nombreuses vérifications sur la qualité de l’eau. Discovery, avec un 36ème vol, a battu son propre record d’utilisations d’un véhicule spatial.
Avec le lancement le 18 mars de Soyouz TMA-14, le record de 18 personnes dans l’espace de 1995 a été égalé. Par ailleurs, Simonyi devient le premier touriste de l’histoire à voler deux fois, mais pour 35 M$ cette fois, contre 20 M$ précédemment (rappelons que le premier touriste fut le sénateur Jak Garn, dès 1985). Et Michael Barratt est devenu l’astronaute n° 499 (en comptant les 9 astronautes suborbitaux, 7 sur X-15 et 2 sur SpaceShip 1)…
Fin mars, les russes Oleg Artemiev, Alexei Baranov, Sergei Ryazansky, Alexei Chpakov, le français Cyrille Fournier et l’allemand Oliver Knickel sont rentrés dans le caisson de l’IBMP (Institute of Bio Medical Problems) moscovite pour simuler un voyage de 105 jours vers Mars.
Un troisième satellite « berger » des anneaux de Saturne, de 500 m de diamètre, a été trouvé par la sonde NASA Cassini. Il serait même à l’origine de l’anneau partiel extérieur G, n’existant en effet que sur un sixième de sa circonférence.
Un premier bilan de Phoenix montre que des grumeaux projetés lors de l’atterrissage sur une jambe de train ont vu leurs dimensions et couleurs varier : cela corrobore l’existence de saumure, entre 2 et 10 cm sous la surface, déjà repérée par Spirit et Opportunity. C’est la présence de sels de perchlorate qui abaisserait considérablement le point de congélation des molécules d’eau présentes dans l’atmosphère de Mars.
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